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melusine

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coucou c est moi sandrine
bienvenue sur ce blog!!!
j espere ainsi vous faire entrer dans l univers de douce folie qui m entoure!!!! "je te nomme soir o soir ambigu feuille mobile je te nomme"leopold sedar senghor

"love never dies" bram stocker

le blog de sandrine

July 24

l 'appel de la Parque

Elle s 'était effacée...S 'était habillée d 'une ombre......De la sienne...Souffrance en silence...La nuit avait gagné du terrain et , recroquevillée sur son lit, elle attendait...encore un soir, une nuit, un jour...et après?la lente litanie des instants qui passent,telle une procession recueillie et muette...La vieille horloge comtoise égrenant les
heures, comme les grains d 'un chapelet...elle voudrait en briser le mécanisme, mais ce ne serait là que tricherie... Bientôt Atropos coupera le fil ,la libérant... Ce n 'est plus qu 'une question de Temps...

une vie

 « Une Vie « de Maupassant

Le titre de cette œuvre propose un programme de lecture plutôt trompeur…Si le lecteur s attend à trouver là le programme d’une vie remplie d’évènements épiques, il se fourvoie…

En effet l héroïne de ce roman Jeanne de Lamare,vit une existence placée sous le signe de la médiocrité…Abreuvée de lectures romanesques, elle découvrira bien vite que sa vie n’est pas « comme dans les livres »…Une fois l’exaltation des premiers jours de son mariage passée,elle ira de désillusions en deuils…Deuil de sa vie rêvée…qui se montrera tout le contraire !

Le titre « une vie « se caractérise par son impersonnalité…Pas de référence onomastique au nom d un personnage, un simple pronom indéfini…Ce qui souligne Le caractère lacunaire de l’existence de Jeanne ici relatée…Une non –vie…

D autres éléments accentuent cette idée de « vide »…ainsi, le mot « trou » qui revient sans cesse,tant pour qualifier un paysage que les problèmes financiers du personnage, la sensation de « vide intérieur » aussi...La scène la plus caractéristique se trouve vers la fin, quand Jeanne écrit le nom de son fils aimé dans le vide...

La technique littéraire utilisée par l auteur met en exergue la monotonie de cette existence…En effet tout se répète…La scène ou l’héroïne regarde la nature par la fenêtre revient très souvent, il y a trois adultères, deux naissances, un mort-né, un garçon, une petite-fille , des décès…cette itération des évènements les rend banals, et teinte la narration d un gris sale, gris quotidien…

Le personnage de tante Lison est aussi caractéristique…présence dont la discrétion donne un caractère fantomatique, elle aussi mène une non vie…effacée , transparente
Le nom de Lison substitué à celui de Lise , son vrai prénom, reflète la négation(« on » comme « non ») de sa condition féminine…

Cette œuvre semble cousine de Madame Bovary , Emma et Jeanne se ressemblant par beaucoup de traits…Ce roman a aussi un air de famille avec des nouvelles de Maupassant introduites dans la trame du récit(exemple : l ’épisode du massacre des chiots)…Et aimant ces œuvres je n ai pu qu’apprécier de redécouvrir ce livre…

July 01

deux Nuits contrastées

Une douce mélancolie l a envahie...a enveloppé son coeur de velours gris...que serre un ruban invisible...Un noeud de larmes translucides...
gouttes de cristal ,pétales d'une rose à peine fanée
Elle ressentait un vertige devant son songe d acier, qui la ramenait tel un fil d Ariane à la réalité de sa solitude...Fils de soie tissés par le talent expert et pervers d une invincible tégénaire...Veuve noire elle est ,et le restera à jamais!
 
 
 
La solitude émanant de ce lieu provoquait en moi mille envies lysergiques...Amoureuse des cent mille encens s offrant à mes sens dilatés par la douceur d une nuit d été...Je ris à la fontaine ou quelque kobold de pierre laissait s 'échapper une onde vivifiante, je courus les pieds à nu dans l herbe fraîchement coupée...les seuls lampyres éclairaient cette scène , témoins oculaires de mon euphorie exaltée... mes frénésies bacchanales furent de courte durée car bientôt parut le jour gris sale, gris quotidien...Et je m 'éveillai, en sueur....
June 28

un brumeux souvenir

 Une jeune femme, seule dans sa chambre d 'hôpital...Une petite fille qui pleure en elle...Pourquoi m 'as tu abandonnée?
Elle a perdu 25 kilos en deux mois, et elle est si faible qu 'elle peut à peine se lever de son lit..
Néanmoins elle se trouve toujours "grosse", comme avant...Les faits passent, les souvenirs restent...

Une jeune femme, seule avec ses fantômes...Et sa vie qui s 'anorexie lentement...

Oui il y a un mot sur ses souffrances...Anorexie...elle n ose le prononcer, comme si il était maudit...Elle n 'ose défier cet ennemi invisible !

Des mois ont passé...

Une jeune femme joue négligemment avec les mèches de ses cheveux...Les couleurs sont revenues, quelques rondeurs aussi...

"Guérie", elle se trouve toujours "grosse"...les faits passent, les souvenirs restent...

June 21

le bal du comte d Orgel

LE BAL DU COMTE D ORGEL


en réfléchissant un peu sur le texte j en suis arrivée aux conclusions suivantes:

  • le bal:
  • ce bal n a lieu qu une fois le rideau tiré sur l histoire...ce n est donc pas la fête en elle même que raconte ce livre...mais plutôt comme le moment d 'un bal,une danse, une valse -hésitation entre Mahaut d Orgel et François de Seryeuse...ces deux personnages se frôlent, ont une relation très chaste et même platonique, et l un est captivé par l autre...tout autour gravite une galerie de personnages parfois hauts en couleur (Mirza par exemple) mais les amoureux n en ont cure...comme s ils dansaient au milieu d une salle emplie de monde et ne voyaient qu eux deux!
  • le bal du comte d Orgel
  • ...et non "des Orgel"...En effet il s agit ici de rappeler que c est Anne d Orgel qui mène la danse... et surtout qui mène sa femme !la dernière phrase « Et maintenant, Mahaut, dormez ! Je le veux. »en est lourde de sens...
    Par ailleurs c est Orgel qui invite François à son bal à la fin ,lui ayant au début donné le premier son amitié, donc avant Mahaut, qui décide que "Mahaut et François sont cousins " etc...François et Mahaut s aiment donc dans un cadre "organisé, défini par le comte"
  • de plus pour Mahaut le bal que veut effectivement organiser son mari n a aucune importance pour elle...elle ne se perd pas comme lui en vaines mondanités
    Peut être est ce la aussi la signification du titre...L organisation de ce bal est l affaire du mari seulement


Je ne sais pas si cette interpretation personnelle est exacte...J aimerais connaitre l avis des personnes qui ont également lu cette oeuvre magnifique de Raymond Radiguet, afin d échanger nos commentaires!


Merimée

 Je viens de terminer Mateo Falcone et autres nouvelles de Mérimée...cette oeuvre peut paraître dérangeante car l ironie du sort y est omniprésente...C est le père, parangon de loyauté, dont la première victime sera son fils, "coupable" d avoir cédé naturellement aux faiblesses de l enfance, c est le vendeur d esclaves qui se retrouve lui même acheté en tant que "bois d ébène",puis le groupe d esclaves qui s étant fièrement libéré de ses chaînes, ne retrouve pas la terre natale et erre lamentablement en mer jusqu à la mort...C est l amoureux se croyant éconduit qui meurt dans un duel après avoir reçu(trop tard) gage de l amour de son aimée dont il avait douté...Un recueil tout empli d émotions , Mérimée étant un des maîtres dans l art de la nouvelle!
April 30

les rois maudits

Je termine actuellement la saga des Rois Maudits de Druon…L histoire s y joue comme un roman….Le style narratif est palpitant !(même si dans le dernier tome le narrateur jusqu alors omniscient change pour un narrateur interne au récit,le cardinal,et que le style est moins facile à lire)

En lisant ces romans j ai l impression de me trouver devant le théâtre de la vie, ou chacun joue son rôle puis quitte la scène…avec plus ou moins de panache.. « la Main de Dieu » , terme revenant plusieurs fois dans le récit, n épargne personne…Le poison, l assassinat, les supplices, la maladie ou la guerre…Nous voyons chacun des héros emportés tour à tour par la fatalité…Aussi il n y a pas que les rois qui sont » maudits » …. riches et pauvres sont soumis à la malédiction de la mort…Aussi cette fresque historique se déroule à la façon d une danse macabre… néanmoins très vivante,alimentée par une galerie de personnages hauts en couleurs, emmenée par le couple antagoniste formé par Robert D Artois et la terrible Mahaut…

Et , le livre refermé, nous pouvons conclure, à la manière de Stanley Kubrick à la fin de Barry Lyndon : "Ils sont tous égaux à présent."
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Updated 8/15/2008
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